Mgr Beilliard

Mgr Beilliard, artisan de la réforme liturgique

Le passage de la liturgie pré-conciliaire à la liturgie de Vatican II entraîne des crises très graves dans de nombreux diocèses, paroisses et communautés religieuses. Les chorales s’achoppent à l’introduction du répertoire en langue vivante et la diminution du répertoire en latin, chant grégorien et polyphonique. Elles doivent renoncer à leur monopole et permettre aux assemblées de participer au chant liturgique. La perte d’une certaine qualité musicale, liée à l’exécution par des chrétiens peu formés d’un répertoire plus simple, sème le trouble en plusieurs endroits et crée des frustrations.

Mgr Beilliard s’attelle à la réussite de cette transformation. A force de conviction communicative, de patience souriante, il obtient des professeurs et de l’ensemble des participants successifs une véritable conversion. Il explique à Saint-Maurice le problème et les enjeux de la réforme liturgique en Suisse romande. Rentrés dans leur paroisse, chefs de chœur et choristes apportent un témoignage conciliant évolution et exigence de qualité. D’autres professeurs – ils étaient une vingtaine par année – porteront le souci de la session durant ces années de transition.

Après le départ de Mgr Beilliard, éprouvé dans sa santé, la session bénéficie quelques années durant du rayonnement de plusieurs professeurs invités : les Jésuites Joseph Gelineau et Didier Rimaud, les abbés Jean Lebon et Claude Duchesneau, connus par leurs publications, et Sébastien Deyrieux.

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