1957 : St-Maurice

Les moines de St-Maurice accueillent les semainiers

1956 : l’abbé Buchs doit quitter Stavia et son successeur n’est pas intéressé à recevoir des Semaines grégoriennes. Le chanoine Donnier suggère de solliciter l’accueil de l’Abbaye de St-Maurice. Même s’il craint l’influence des moines réguliers – qui ne chantent pas absolument selon la « méthode de Solesmes » –, Pierre Carraz dépose sa requête auprès de l’abbé de St-Maurice, Mgr Louis Haller, grâce à qui les semaines se poursuivent dans le cadre de l’Abbaye.

A St-Maurice, Pierre Carraz évite aux semainiers tout contact avec les chanoines. Mgr Beilliard et le chanoine Donnier prennent l’habitude de se rendre dans les stalles pour participer à l’office des chanoines pendant que les semainiers chantent les complies, à la même heure mais à la chapelle. Après quelques années de ce régime, Pierre Carraz consent au chant commun des complies avec la communauté. Les travaux de la construction du nouveau collège autoriseront la messe quotidienne à quitter la chapelle du 3e étage du Collège pour la basilique, mais à une heure différente de la messe conventuelle.

Le groupe professoral de base s’adjoint le chanoine André Rappaz pour une initiation au latin liturgique, cela durant 3 ans. Des personnalités apportent leur concours occasionnel comme Dom Joseph Gajard, maitre de chœur de Solesmes ou Auguste le Guennant, directeur de l’Institut grégorien de Paris. Les participants sont toujours une soixantaine et le programme journalier sensiblement le même que celui d’Estavayer.

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